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| Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-13. (le 17/02/2007 à 06h51) |
samedi 17 février 2007
Saint(s) du jour : Saint Alexis Falconieri et les sept fondateurs des Servites (+ 1310)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,2-13.
Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ». Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ?
Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église Sur le psaume 45, 2; CSEL 64, 6, 330-331 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 186 rev.)
Le témoignage des prophètes conduit au témoignage des apôtres
Le Seigneur Jésus a voulu que Moïse gravît seul la montagne, mais il a été rejoint par Josué (Ex 24,13). Dans l'Évangile aussi, c'est à Pierre, Jacques et Jean, seuls de tous les disciples, qu'il a révélé la gloire de sa résurrection.
Ainsi voulait-il que son mystère demeure caché, et il les avertissait fréquemment de ne pas annoncer facilement ce qu'ils avaient vu à n'importe qui, pour qu'un auditeur trop faible ne trouve là un obstacle qui empêcherait son esprit inconstant de recevoir ces mystères dans toute leur force.
Car Pierre lui-même « ne savait pas ce qu'il disait », puisqu'il croyait qu'il fallait dresser trois tentes pour le Seigneur et ses compagnons. Ensuite, il n'a pas pu supporter l'éclat de gloire du Seigneur qui se transfigurait, mais il est tombé sur le sol (Mt 17,6), comme sont tombés aussi « les fils du tonnerre » (Mc 3,17), Jacques et Jean, quand la nuée les a recouverts...
Ils sont entrés donc dans la nuée pour connaître ce qui est secret et caché, et c'est là qu'ils ont entendu la voix de Dieu disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour : écoutez-le ». Que signifie : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » ? Cela veut dire –- Simon Pierre, ne t'y trompe pas ! -- que tu ne dois pas placer le Fils de Dieu sur le même rang que les serviteurs.
« Celui-ci est mon Fils : Moïse n'est pas mon Fils, Elie n'est pas mon Fils, bien que l'un ait ouvert le ciel, et que l'autre ait fermé le ciel ». En effet, l'un et l'autre, à la parole du Seigneur, ont vaincu un élément de la nature (Ex 14;1R 17,1), mais ils n'ont fait que prêter leur ministère à celui qui a affermi les eaux et fermé par la sécheresse le ciel, qu'il a fait fondre en pluie dès qu'il l'a voulu.
Là où il s'agit d'une simple annonce de la résurrection, on fait appel au ministère des serviteurs, mais là où se montre la gloire du Seigneur qui ressuscite, la gloire des serviteurs tombe dans l'obscurité. Car, en se levant, le soleil obscurcit les étoiles, et toutes leurs lumières disparaissent devant l'éclat de l'éternel Soleil de justice (Ml 3,20).
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| Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9. (le 14/02/2007 à 09h55) |
mercredi 14 février 2007
Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l'Europe
Saint(s) du jour : Saints Cyrille et Méthode (11ème s.), St Valentin, martyr (3ème s.)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit :
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord :
'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Jean Paul II Homélie du 14/2/85 (trad. DC 1893, p. 367 copyright © Libreria Editrice Vaticana)
Saints Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves, apôtres de l'unité
La grande mission de ces deux frères s'est terminé avec la mort de Méthode en l'an 885 ; son frère Constantin-Cyrille était mort seize ans auparavant, ici à Rome. A ces deux grands apôtres, le Pasteur éternel a confié l'oeuvre de l'Evangile parmi les Slaves. Ils sont devenus les premiers évangélisateurs des peuples qui habitent la partie orientale et la partie méridionale de l'Europe. Ils sont devenus les pères de leur foi et de leur culture...
Vers la moitié du IXe siècle et au cours de la période qui a suivi immédiatement, approchait le moment de la maturité politique et culturelle du grand ensemble des peuples slaves, celui de leur entrée comme protagonistes dans la convivialité internationale, dans le système qui prenait la succession de l'ancien Empire romain. C'était aussi cependant le moment où la civilisation ancienne se rompait et se fragmentait, où les tensions entre l'Orient et l'Occident se transformaient en divisions et, bientôt, en séparations. Les Slaves sont entrés sur la scène du monde en s'insérant entre ces deux parties et, par la suite, ont fait par eux-mêmes l'expérience des effets tragiques du schisme ; eux aussi ont été divisés comme le monde européen était alors divisé.
C'est pourquoi nous devons admirer d'autant plus la clairvoyance spirituelle des deux saints frères qui ont décidé courageusement de construire un pont idéal là même où le monde de leur époque creusait au contraire des fossés de séparation et de déchirement.
« Cyrille et Méthode, ai-je écrit dans la lettre apostolique du 31 décembre 1980 par laquelle je les proclamais patrons célestes de toute l'Europe, accomplirent leur service missionnaire en union tant avec l'Eglise de Constantinople par laquelle ils avaient été envoyés qu'avec le Siège romain de Pierre dont ils reçurent appui et soutien, manifestant ainsi l'unité de l'Eglise qui, à l'époque où ils vécurent et où ils déployèrent leur activité, n'était pas frappée du malheur de la division entre l'Orient et l'Occident, malgré les graves tensions qui, en ce temps, marquèrent les relations entre Rome et Constantinople. »
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| Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,17.20-26. (le 11/02/2007 à 11h50) |
dimanche 11 février 2007
Sixième dimanche du temps ordinaire
Saint(s) du jour : Notre-Dame de Lourdes (1858), Saint Séverin (+507)
Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici Paul VI: « Regardant ses disciples, Jésus dit : ' Heureux vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous ' »
Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu'il entreprend réussira, tel n'est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,17.20-26.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, Regardant alors ses disciples, Jésus dit :
« Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés !Heureux, vous qui pleurez maintenant :vous rirez ! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation ! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Paul VI, pape de 1963-1978 Exhortation apostolique « Sur la joie chrétienne » (trad. DC 1677 1/6/75, p. 503)
« Regardant ses disciples, Jésus dit : ' Heureux vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous ' »
Il importe de bien saisir le secret de la joie insondable qui habite Jésus et qui lui est propre... Si Jésus rayonne une telle paix, une telle assurance, une telle allégresse, une telle disponibilité, c'est à cause de l'amour ineffable dont il se sait aimé de son Père. Lors de son baptême sur les bords du Jourdain, cet amour, présent dès le premier instant de son incarnation, est manifesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; tu as toute ma faveur » (Lc 3,22). Cette certitude est inséparable de la conscience de Jésus. C'est une présence qui ne le laisse jamais seul (Jn 16,32). C'est une connaissance intime qui le comble : « Le Père me connaît et je connais le Père » (Jn 10,15). C'est un échange incessant et total : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10)... « Tu m'as aimé avant la fondation du monde » (Jn 17,24). Il y a là une relation incommunicable d'amour, qui se confond avec son existence de Fils et qui est le secret de la vie trinitaire : le Père y apparaît comme celui qui se donne au Fils, sans réserve et sans intermittence, dans un élan de générosité joyeuse, et le Fils, celui qui se donne de la même façon au Père, avec un élan de gratitude joyeuse, dans l'Esprit Saint.
Et voilà que les disciples, et tous ceux qui croient dans le Christ, sont appelés à participer à cette joie. Jésus veut qu'ils aient en eux-mêmes sa joie en plénitude (Jn 17,13) : « Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi aussi en eux » (Jn 17,26).
Cette joie de demeurer dans l'amour de Dieu commence dès ici-bas. C'est celle du Royaume de Dieu. Mais elle est accordée sur un chemin escarpé, qui demande une confiance totale dans le Père et dans le Fils, et une préférence donnée au Royaume. Le message de Jésus promet avant tout la joie, cette joie exigeante ; ne s'ouvre-t-il pas par les Béatitudes ? « Heureux, vous les pauvres, car le royaume des cieux est à vous. Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ».
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| Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10. (le 10/02/2007 à 10h01) |
samedi 10 février 2007
Le samedi de la 5e semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : Saint Arnaud, +1255, Sainte Scholastique (480-543)
Baudoin de Ford : « Prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Baudoin de Ford (?-v.1190), abbé cistercien Le Sacrement de l'autel, II,1 (trad. SC 93, p. 131s rev.)
« Prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit »
Jésus a rompu le pain. S'il n'avait pas rompu le pain, comment les miettes seraient-elles venues jusqu'à nous ? Mais il l'a brisé et il l'a distribué ; « il l'a dispersé et donné aux pauvres » (Ps 111,9 Vlg). Il l'a brisé par grâce, pour briser la colère du Père et la sienne. Dieu l'avait dit : il nous aurait brisés, si son Unique, « son élu, ne s'était pas tenu devant lui, debout sur la brèche, pour détourner sa colère » (Ps 105,23). Il s'est tenu devant Dieu et il l'a apaisé ; par sa force indéfectible, il s'est tenu debout, non brisé.
Mais lui-même, volontairement, il a brisé, a offert sa chair, rompue par la souffrance. C'est là qu'il a « brisé la puissance de l'arc » (Ps 75,4), « brisé les têtes du dragon » (Ps 73,14), tous nos ennemis, dans sa colère. Là, il a brisé en quelque sorte les tables de la première alliance, pour que nous ne soyons plus sous la Loi. Là, il a brisé le joug de notre captivité. Il a brisé tout ce qui nous brisait, pour réparer en nous tout ce qui était brisé, et pour « renvoyer libres ceux qui étaient opprimés » (Is 58,6). En effet, nous étions « captifs de la misère et des chaînes » (Ps 106,10).
Bon Jésus, aujourd'hui encore, bien que tu aies brisé la colère, brisé le pain pour nous, pauvres mendiants, nous avons encore faim... Romps donc chaque jour ce pain pour ceux qui ont faim. Car aujourd'hui et tous les jours nous recueillons quelques miettes, et chaque jour nous avons de nouveau besoin de notre pain quotidien. « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. » (Lc 11,3) Si tu ne le donnes, qui le donnera ? Dans notre dénuement et notre besoin, il n'y a personne pour nous rompre le pain, personne pour nous nourrir, personne pour nous refaire, personne que toi, ô notre Dieu. En toute consolation que tu nous envoies, nous recueillons les miettes de ce pain que tu nous romps et nous goûtons « combien est douce ta miséricorde » (Ps 108,21 Vlg).
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| Matthieu chapitre 7 (le 09/12/2006 à 16h26) |
Evangile selon Matthieu - chapitre 7 -
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| 1 |
Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. |
| 2 |
Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. |
| 3 |
Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? |
| 4 |
Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ? |
| 5 |
Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'oeil de ton frère. |
| 6 |
Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. |
| 7 |
Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. |
| 8 |
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. |
| 9 |
Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? |
| 10 |
Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? |
| 11 |
Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. |
| 12 |
Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. |
| 13 |
Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. |
| 14 |
Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. |
| 15 |
Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. |
| 16 |
Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? |
| 17 |
Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. |
| 18 |
Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. |
| 19 |
Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. |
| 20 |
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. |
| 21 |
Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. |
| 22 |
Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? |
| 23 |
Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. |
| 24 |
C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. |
| 25 |
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. |
| 26 |
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. |
| 27 |
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande. |
| 28 |
Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; |
| 29 |
car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. |
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| ST MATHIEU CHAPITRE 6 (le 09/12/2006 à 16h21) |
Evangile selon Matthieu - chapitre 6 -
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| 1 |
Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. |
| 2 |
Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. |
| 3 |
Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, |
| 4 |
afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. |
| 5 |
Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. |
| 6 |
Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. |
| 7 |
En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. |
| 8 |
Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. |
| 9 |
Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; |
| 10 |
que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. |
| 11 |
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; |
| 12 |
pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; |
| 13 |
ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! |
| 14 |
Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; |
| 15 |
mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. |
| 16 |
Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. |
| 17 |
Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, |
| 18 |
afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. |
| 19 |
Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; |
| 20 |
mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. |
| 21 |
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. |
| 22 |
L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; |
| 23 |
mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! |
| 24 |
Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. |
| 25 |
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? |
| 26 |
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? |
| 27 |
Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? |
| 28 |
Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; |
| 29 |
cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. |
| 30 |
Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? |
| 31 |
Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? |
| 32 |
Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. |
| 33 |
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. |
| 34 |
Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. |
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