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Paul prêche l’évangile
Une fois remis, Paul se mit aussitôt à prêcher l’Evangile. Il fit la connaissance d’un jeune homme appelé Barnabé et, en sa compagnie, il allait d’un endroit à l’autre, conduit par l’Esprit.
Afin d’enseigner la doctrine du divin Maître , il arriva jusqu’aux synagogues et avec une voix puissante, il réaffirma sa foi en Jésus Fils de Dieu, le Messie annoncé par les prophètes depuis les temps anciens.
Sa ferveur était contagieuse et gagnait les foules : beaucoup crurent en ses paroles et embrassèrent la foi, se convertirent et furent baptisés. D’autres au contraire, le prirent en plaisanterie et se moquèrent de lui, parce-qu’il ne pouvaient croire en sa transformation : ils pensèrent que l’attitude de Paul n’était qu’un piège qui permettait de connaître le nombre d’adeptes de l‘Evangile qu’il y avait à Damas. Grâce à cette duperie, on pourrait en finir avec tous les disciples du divin Maître en transformant ses paroles en un venin mortel.
C’est ce que pensaient de la soudaine conversion de Paul beaucoup de juifs obstinés.
Le grand apôtre soulevait ainsi grand nombre de tumultes, de disputes et de controverses. En changeant de vie, Paul était devenu un signe de contradiction.
Au début, les apôtres se méfièrent de lui, beaucoup de disciples et de l’église-mère de Jérusalem le regardaient avec crainte et méfiance, en sorte que lez vase d’élection (Ac 9,15) l’instrument utile, provoquait le repentir chez certains, chez d’autres, des doutes et des défiances, et chez les gouvernants du peuple juif, les pontifes et les prêtres du temple, haine et désespoir.
Tous étaient inquiets, c’est pourquoi les uns le recherchaient pour faire taire sa voix et d’autres se proposaient de le tuer.
Mais Paul était protégé par le bras de Dieu, par l’invincible « par le Fort, le Vaillant, le Vaillant des combats » (v.Ps 24,8) Paul connaissait l’immense puissance de l’Omnipotent et il ne voulait ni ne pouvait se soustraire à lui. Le Seigneur ‘avait séduit et Paul délibérément s’était laissé séduire (v.Jr 20,7)
L’Esprit Saint installé dans l’âme de l’apôtre, lui traçait son chemin au fur et à mesure, et incitait sa volonté à se donner généreusement à tous les hommes qui avaient besoin des enseignements divins, et à tous les autres imitateurs du Christ, que Paul, emporté par un faux zèle, avait méprisés, diffamés, persécutés au temps de son ignorance (v ; 1 P 1,14)
L’apôtre des gentils, vociférait contre les hommes qui vivaient dans la sottise de leur péché. Grâce à la parole, Paul se changeait en une lumière splendide qui illuminait les ténèbres de la nuit, une nuit obscure où les songes eux-mêmes étaient de lugubres cauchemars, prolongement d’une vie creuse et éloignée de Dieu, adonnée à l’idolâtrie , à la dégradation des mœurs, au vice et au péché.
Les paroles qui comme un glaive à deux tranchants (He,4,12) sortaient de la bouche de Paul, l’homme renouvelé par l’action de l’Esprit Saint, étaient bien différentes des pensées de ces scribes sots et pharisiens et de leurs gouvernants despotes, à l’esprit obtus et à la vie dépravée, qui cheminaient loin de Dieu.
Je contemplais Paul avec plaisir et je voyais comment il ressemblait de plus en plus au divin Maître, et c’était pour moi un motif de grande joie : du plus profonde mon âme et je remerciais et je bénissais le Tout-Puissant car ceux que d’avance il a discernés, il les a prédestinés à reproduire l’image de son Fils (Rm 8,29)
Paul parlait et ses paroles apportaient la Force, parce qu’elles étaient remplies de la sagesse et de science de Dieu, elles étaient sublimes aussi profitable aux âmes que l’est la pluie à la terre desséchée. Quand il s’adressait aux juifs, aussi bien qu’aux gentils mon cœur se réjouissait. Son discours était non seulement éclairé loquace et attrayant mais on pouvait le comparer à un glaive à double tranchant qui pénétrait les secrets de la conscience et qui étourdissait celui qui dormait.
Mais les hommes entraînés par les esprits du mal étaient si nombreux que la lumière de lafoi ne se voyait encore que trés ténue allumée jour et nuit par ces lutteurs infatigables de l'Evangile, les apôtres dont la vigueur étourdissait satan.Beaucoup d'hommes poussés par cet ennemi pernicieux élevèrent des murailles dans leur âme,et empêchèrent d'y entrer l'Epoux amant.
Celui qui pait son troupeau parmi les lys(Ct 2,16) et qui trouve ses délices parmi les enfants des hommes (vP.8,31)Dans le coeur de l'homme devait abriter de droit le maître de la vie, mais le coeur de l'homme s'est prostitué et d'innombrablespéchés ont cohabité avec lui.
Malgré cette différence et ce rejet de Dieu; Paul continuait à lancer ses apels à la conversion et il était le vainqueur du mal grâce à l'abondance du bien (V Rm12,21)Il s'est fait tout à tous afin de les gagner tous pour le christ (v.1 Co 9,22) Paul était convaincu du grand amour et de la miséricorde infinie que renferme le coeur divin, refuge sûr de toute l'humanité.
C'est pourquoi il s'efforçait de faire connaître Jésus pour qu'aucune créature ne soit exclue de ce four ardent de charité.
Intèrieurement, il se disait il doit y avoir un seul troupeau sous la houlette d'un seul pasteur (Jn 10,16)
Ces paroles qui sortirent des lèvres du divin Maître comme un désir d'unité , enflammait le coeur de Paul qui brûlant des désirs passionnés de rédemption de celui qui nous aima juqu'à l'extrême appelait à la conversion et disait avec une impatience divine :
je me dois aux grecs comme aux barbares, aux savants comme aux ignorants, de là mon empressement à porter l'évangile à tous.Car il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du juif d'abord, puis du gentil.
Car en lui la justice de Dieu se révèle de la foi en la foi comme il est écrit : le juste vivra de la foi (v.Rm 1,14,15,16,17)
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